La journée mondiale (20 ième du nom) du Sida est l'occasion d'une grande campagne d'information mais aussi de faire un point sur cette épidémie planétaire qui a déjà tué 25 millions d'êtres humains.

En France, un rapport de l'InVS (Institut de veille sanitaire), publié aujourd'hui premier décembre, confirme que la maladie ralentit sa progression. En 2007, 5,03 millions des tests de dépistage ont été effectués, permettant de diagnostiquer 6.500 cas de séropositivité, contre 7.500 en 2006. Prudents, les auteurs de l'étude rappellent qu'une baisse du nombre de tests positifs ne prouve pas que le nombre de contaminations a réellement diminué. Selon eux, les risques ont même augmenté chez les homosexuels masculins, à cause, semble-t-il, d'un relâchement sur la prévention. La tendance générale à la baisse en France apparaît due à la diminution du nombre de cas chez les personnes d'origine étrangère, pour une raison mal expliquée (baisse du flux migratoire, régression de la maladie dans les pays d'origine...).

 

image: sidaction.com

Le slogan de cette 20ème Journée "mener, responsabiliser, s'activer" doit, selon les organisateurs, souligner "le leadership politique nécessaire pour respecter les engagements pris, en particulier la promesse d'accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien".

Avec 33 millions de personnes atteintes aujourd'hui par le VIH, le sida, maladie contrôlée par des trithérapies qui ne font qu'endormir le virus, reste une pandémie de premier plan.

On est loin d'un "accès universel" aux traitements, puisqu'une majorité des personnes atteintes, essentiellement en Afrique, n'y ont pas accès. Dans le monde, quand une personne est mise sous traitement, trois sont contaminées. Il y en a eu, en France en 2007, 5.200 nouvelles infections, des milliers de personnes ignorant qu'elles sont infectées.

 

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