Nous habitions la campagne, tous les soirs on regardait la télé, les discours de Georges Marchais du PC et ceux de De Gaulle, les interventions de Daniel C-B et des leaders estudiantins français. D. P. était l'un des leaders de notre lycée, nous étions bien entendu en grêve, il y avait eu occupation des locaux et séquestrations de quelques personnalités marquantes des lieux!
Bien sûr, nous n'avions aucun pavé à arracher et aucune barricade à monter, mais le bac à passer!
Aïe pour nos sections de matheux!!! où les semaines comportant un nombre impressionnant de cours de maths et physique-chimie, nous ne serions plus jamais à jour de nos cours et de nos connaissances! autant dire adieu au diplôme, mais que vaudraient les diplômes demain, n'est-ce pas?
Nous étions soeurs et frères de J. Massacrier, et savoir vivre et revivre nous paraissait plus pressant que le temps de briller devant les examinateurs! goûter le temps qui passe, et refuser les moules, c'était notre combat, à la ferme comme à la ville!

(souvenirs du temps de Franxa)
KNTHMH 3 mai 08

Il y a quatre mois, le nom de Daniel Cohn-Bendit, 23 ans, né en France de parents allemands qui avaient fui le nazisme en 1933, étudiant en sociologie à la faculté de Nanterre, apparaissait dans les journaux : il avait pris à partie M. François Missoffe, ministre .. de la Jeunesse et des Sports, lors de l'inauguration de la piscine de la faculté. Depuis, il est devenu le principal animateur des «étudiants rebelles» de Nanterre. Interrogé par la police il y a huit jours, traduit, lundi dernier, devant la commission disciplinaire de la faculté, il explique ici le sens de la révolte des étudiants.
(source et suite de cet article passionnant)

Bon mai à tous ceux que j'aime!