Comme ils sont beaux tes gazouillis mon bébé, tout en toi est communication, tes regards, tes mimiques, tes gestes, tes rires et tes roucoulements. Tout en toi dit la joie de vivre, le plaisir d'exister et de participer, de t'exprimer, de partager.

Tu tends tes petites mains potelées, oui, viens dans mes bras, c'est bon et c'est beau la vie, mon coeur, tu veux que maman valse?


Donne-moi ta menotte gauche, allez, ça va tourner, tourner.
Ecoute ma chanson c'est celle d'une opérette, une valse barcarole, je n'arrive plus à me souvenir de toutes les paroles, ça fait
" do fa sol la do fa sol la si la sol
do sol la si do sol la si do si la ...

ça tourne, tu aimes, encore?

ré ré mi ré do fa si si do si la
sol sol la sol do la fa ré  fa sol fa"



Tu n'as pas mal au coeur? tu ris, tu veux "encore"?
Allez, c'est reparti!

J'ai oublié les paroles mon bébé, on va dire la la la
en allemand comme en français, tout oublié!
mais ça disait qu'il fallait profiter de la douceur du moment
il y avait un Prince en uniforme, Maurice Chevalier
c'était en noir et blanc et il tournait avec la belle dame qu'il aimait.*

Si tu aimes aussi, je te ferai écouter la Grande Duchesse de Gerolstein, la vie parisienne, la chauve-souris, l'auberge du cheval blanc, Princesse Gzardas, et puis aussi Carmen, Don Jovani, la flûte enchantée, Cosi fan tutte, Figaro, Turandot, Mme Butterfly, la Traviatta, Aïda et les cloches de l'Acmée, Parsifal, Roméo et Juliette, la Bohème, Violettes impériales, Véronique
et Vincent Scotto, et Joséphine Backer,  et Louis Mariano, et Tino Rossi, Gloria Lasso, et même Dalida, mais si, mais si: Bambino, tu verras, et encore Charles Trenet, Aznavour, Barbara, Brassens, Brel, Henri Salvador, Ferrat, Ferré, Gainsbourg et Mireille "ce petit chemin qui sent la noisette", la noisette? c'était ça? Montand, Beart "l'amour de moi ç'y est enclose", Gréco, Piaf

Non! pas tout à la fois! Quelle cacophonie! un peu chaque jour!

"C'est si bon ... de partir n'importe où..."

Tu sais, j'aimerais tant voir Syracuse!
Oui mon bébé, un jour si on a assez d'argent on ira, en attendant, danse avec maman et rit, oui rit, c'est si bon de rire!



Fleurdatlas Août 08

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Lorsque la douce nuit tend ses voiles
Quand scintillent sans bruit les étoiles
Voyant mourir le jour qui s'achève,
Tout porte aux reves à l'entour;
Ma pensée est vers vous et se pame,
Et dans mon coeur jaloux de votre âme,
Je ressens un frisson qui m'enivre
Ah! c'est bon, oui c'est bien bon de vivre

Heure exquise qui nous grise lentement
La promesse, la caresse du moment
L'ineffable étreinte de nos désirs fous
Tout dit: Gardez-moi puisque je suis à vous

Sanglots profonds et longs des tendres violons
Mon coeur chante avec vous à casse-coeur, casse-cou
Brebis prends bien garde au loup
Le gazon glisse et l'air est doux
Et la brebis te dit; je t'aime loup

Heure exquise, qui nous grise lentement
La promesse, la caresse du moment
L'ineffable étreinte de non désirs fous
Tout dit: Gardez-moi puisque je suis à vous

Au lever du soleil quand l'aurore
Vous incite au réveil, c'est encore
Que pour vous, mon trésor,
Mon doux maitre vibre mon être, à l'essor,
Je me crois dans vos bras, je m'oublie
Vous murmurant tout bas mon envie,
L'amour de ses faveurs nous inonde,
Et nos coeurs s'envolent de ce monde.

Heure exquise, qui nous grise lentement
La promesse, la caresse du moment
L'ineffable étreinte de non désirs fous
Tout dit: Gardez-moi puisque je suis à vous


Valse de l'opérette "La veuve joyeuse"
(Paroles: Victor Léon, Léo Stein / Adpt: Robert de Flers, Gaston-Arman de Caillave / Musique: Frans Lehar)
avec Maurice Chevallier dans le rôle du Prince Danilo

1934 : La Veuve joyeuse, film d'Ernst Lubitsch avec Jeanette Mac Donald et Maurice Chevalier.


 

 
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Jeanette McDonald et Maurice Chevalier
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